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Ces deux données font du Royaume un pays d'une importance
stratégique, qui se trouve aujourd'hui à la confluence de questions parmi les
plus brûlantes du monde contemporain : la satisfaction durable des besoins
énergétiques croissants de la planète, la cohabitation de cultures qui ont
souvent eu des rapports conflictuels.
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Les événements qui ont préparé et suivi les
attentats du 11 septembre 2001 ont conduit nombre d''intellectuels et de
journalistes à s'intéresser à un pays jusque-là négligé des médias.
Beaucoup d''entre eux ont écrit sur la base de données qu'ils croyaient
acquises, sans toujours les vérifier sur place. C'est sans doute pour cela que
les opinions sur le Royaume sont si divergentes. |
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Pour certains, il s'agit d'un pays qui, par ses agissements
ou ses financements, a contribué aux conditions d'émergence de la crise
actuelle.
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Pour d'autres, l'Arabie joue davantage un rôle de
modérateur (comme l'a montré, en 2002, l''initiative de paix du Prince Abdallah)
et de stabilisateur (tant politiquement au sein d''une région fragile,
qu''économiquement grâce à la régulation qu''il exerce sur les marchés
pétroliers mondiaux).
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Dans ce contexte opaque, où les positions sont souvent le
reflet de convictions plus que d'analyses, la Mission
économique en Arabie saoudite souhaite apporter une contribution qui
s'espère informée et objective afin d'être utile aux entreprises françaises.
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L' Arabie saoudite, en dépit de réels handicaps qu'elle
devra nécessairement surmonter pour consolider un développement durable,
constitue un des plus importants marchés du Moyen-Orient sur le moyen et long
terme. Ses besoins, dans de très nombreux secteurs, sont considérables et la
manne pétrolière lui permet de mobiliser des financements d''un montant
inaccessible à de nombreux États de la planète.
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À horizon prévisible, il ne semble pas que les tensions
régionales actuelles doivent se traduire par une situation interne qui
remettrait en cause la stabilité politique ou économique du Royaume.
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Les entreprises françaises devraient donc davantage
s'intéresser à cet important marché où elles sont encore trop peu présentes
aujourd'hui.
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La position adoptée par notre pays dans les questions
touchant la région a amplifié un mouvement de sympathie et d'intérêt à l'égard
de nos entreprises.
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Dans le contexte concurrentiel actuel, il s'agit là d'un
atout supplémentaire pour l'offre française, mais dont la valorisation dépendra
de la détermination des entreprises à pénétrer un marché porteur mais assez
difficile d''accès.
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Les conditions semblent, aujourd'hui, réunies pour que nos
entreprises s'investissent, avec de réelles chances de succès, dans le
renforcement de leur présence en Arabie.
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Christian Bodin
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Chef de la
Mission économique à Riyad.
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Economie : La source des informations économiques suivantes
est © Ministère de l'économie, des finances et de l'industrie.
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Elles sont issues du site www.dree.org/arabie et nous
remercions la
Mission Economique en Arabie Saoudite pour l'autorisation de
reproduction.
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L'accés au marché saoudien:
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L'Arabie saoudite est un marché relativement ouvert mais qui, dans
des domaines importants (les services) et même essentiels (l'« amont »
pétrolier) de son économie, a adopté un corps de règles ou de pratiques
restrictives qui caractérisent l'« exception saoudienne » et dont
l'accession du royaume à l'OMC postule, à l'évidence, la disparition
progressive. Parmi les nombreuses réformes en cours ou projetées
dans le cadre du processus d'accession à l'OMC du royaume, celle
concernant les investissements étrangers a d'ores et déjà permis la
suppression ou l'atténuation de plusieurs barrières à l'établissement
de sociétés étrangères (régime fiscal, sponsorat, aides octroyées aux
entreprises locales, possession de terrains).
© MINEFI - DREE/TRÉSOR |
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La mise en place de l'union douanière intra-CCG
a semé la confusion en matière de droits de douane:
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Depuis le 1er janvier 2003, il est impossible de savoir si les droits de douane appliqués en Arabie saoudite ont été modifiés.
Les pays du CCG ont décidé de mettre en place une union douanière à compter du 1er janvier 2003.
Le « tarif extérieur commun » adopté comporte deux taux, l’un nul pour
53 produits de première nécessité (animaux vivants, certains fruits et
légumes, céréales, sucre) et l’autre de 5% pour tous les autres
produits.
L’Arabie saoudite a cependant demandé lors du dernier sommet des chefs
d’Etat, qui s’est tenu à Doha les 22 et 23 décembre dernier, que 700
produits (la liste a ensuite été ramenée à 400 produits) bénéficient
d’une protection particulière (il s’agit bien entendu des articles
fabriqués en Arabie saoudite protégés par des droits de douane
spécifiques jusqu’au 31 décembre 2002).
Un accord n’ayant pu être trouvé entre les Etats membres, les ministres
de l’industrie se sont entendus pour régler définitivement cette
question d’ici trois ans, et si possible d’ici la fin 2003.
Pour l’instant, il semble que l’Arabie saoudite continuera à prélever
une taxe différentielle sur certains produits à l’entrée sur son
territoire, sans que le niveau de cette taxe, ni la liste définitive
des produits concernés soit connue…
L’Arabie saoudite a signé plusieurs accords de libre échange
dans le cadre de la préparation de la mise en place d’un « marché commun arabe ».
Les autorités saoudiennes ne communiquent aucun détail sur ces accords et sur leur éventuelle application effective.
Notons cependant que les ministres des finances du CCG sont convenus
que les accords bilatéraux signés par des Etats membres devraient être
revus pour être, soit étendus à l’ensemble des membres de cette
organisation, soit abrogés dans le cadre de la mise en place d’une
union douanière intra- CCG.
Les produits des pays du Conseil de coopération du Golfe (Arabie
saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït, Oman, Qatar) dont la
valeur ajoutée locale est de plus de 40% sont exonérés de droits.
Les membres du CCG ont mis en place le 1er janvier 2003 une union douanière (cf supra)
o une zone de libre-échange entre 20 pays arabes est en discussion
depuis plusieurs années ; dans ce cadre, l’Arabie saoudite a signé
plusieurs accords bilatéraux de libre-échange.
o En août 1999 un accord de libre-échange a été signé avec l’Egypte ;
cet accord, entré en vigueur le 1er janvier 2000, prévoit la réduction
sur 4 ans des droits de douane appliqués aux échanges entre les deux
pays sauf pour l’Egypte sur les produits textiles, les vêtements, le
fer et les automobiles et, pour l’Arabie saoudite, sur certains
produits agricoles.
o un accord entre la Jordanie et l’Arabie saoudite qui élimine les
droits de douane sur 166 produits spécifiques a été conclu ;
un accord avec la Syrie prévoit une réduction des tarifs de 50% en 2001
puis de 25% chaque année jusqu’à leur élimination totale en 2003.
Des accords du même type avec le Liban et le Yémen sont en phase d’étude avancée.
o Le Maroc et le royaume ont signé des accords qui impliquent un régime préférentiel pour les produits marocains importés
Evaluation de la valeur en douane
L’Arabie saoudite utilise pour l’évaluation en douane la « valeur
équivalente la plus proche » comme substitut de la valeur
transactionnelle
© MINEFI - DREE/TRÉSOR |
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Le
marché des fruits et légumes en Arabie
Sadoudite:
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Les Fruits et Légumes en Arabie Saoudite
L’agriculture, un secteur prioritaire pour l’Arabie Saoudite qui
participe pour 20% au PIB, malgré l’aridité mais qui n’est pas encore
autosuffisant.
Depuis
les années 80, l’Arabie Saoudite a fait du développement de la
production agricole une priorité nationale à la fois pour atteindre
l’autosuffisance alimentaire et pour diversifier son économie.
Malgré un environnement désertique, la pénurie d’eau et d’autres
obstacles climatiques et pédologiques, le Royaume a donc su accroître
de manière significative la production de ce secteur stratégique, qui
participe au PIB à hauteur de 33,9 Mds SAR.
Cependant, les efforts de l’Arabie Saoudite n’ont pu pallier les
conséquences de la croissance démographique, parmi l’une des plus
élevées au monde.
Aussi la balance agroalimentaire saoudienne reste-t-elle fortement déficitaire, autour de 4,8 Mds € en 2000.
La filière fruits et légumes occupe dans le secteur agro-alimentaire saoudien une place importante.
En constante augmentation, la production est autosuffisante à 84 %.
L’Arabie Saoudite en exporte même une partie, bien que les quantités soient limitées.
Quant aux importations, elles s’élevaient en 2000 à 1,674 Md SAR (452 M €) pour 1,182 Mt.
En 2000, la France a exporté pour 930 M SAR (251 M €) de produits alimentaires vers l’Arabie Saoudite.
Avec 7% de parts de marché, elle se classe en seconde position, loin derrière les Etats-Unis.
Parmi les produits alimentaires exportés, les fruits et légumes
figuraient pour 43 M SAR (11 M €), soit 4,7% du total des exportations
alimentaires françaises vers le Royaume.
La production de fruits et légumes, soutenue par le gouverment saoudien, augmente d’année en année pour atteindre 2,9 Mt en 2000
Grâce à une politique d’irrigation ambitieuse, l’Arabie Saoudite a
considérablement élargi sa surface agricole cultivée, qui est passée de
0,4 Mha en 1971 à 1,62 Mha en 2000.
Il en découle une augmentation de la production de fruits et légumes depuis une vingtaine d’années.
La production de fruit : 1,2 Mt en 2000
Trois fruits prédominent : les dattes, le raisin et les agrumes
La production de légumes : 1,9 Mt en 2000
Trois légumes dominent la production : les tomates, les pastèques, les pommes de terre
© MINEFI - DREE/TRÉSOR |
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